MA SÉRÉNADE
Tout a commencé à l'Institut Jean Vigo à Perpignan. J'avais rendez-vous avec Kees Baker, le directeur, à qui je venais de projeté HIRVIVAARA. Le film lui a plu, je vous épargne les détails, mais il finit par me dire : "attention, parfois le film pourrait tomber dans l'ellipse facile, proche du collage, mais il ne le fait heureusement pas". Tiens, moi qui pensait que le mot "collage" était un très joli mot. Kantor l'emploie si bien. Et merde. Je vais en faire un. C'était une année chargée niveau théâtre avec la création des Fantoches. Je me suis donc attelé à utiliser ce que mon grand-père a appelé "mon trésor", c'est-à-dire mes archives vidéos tournées avec Ernestine et très rigoureusement classées. Cela faisait longtemps que je rêvais de vidéo-djing ou je ne sais quoi, que je rêvais de poésie aléatoire, d'associations musicales et picturales. Je m'y suis donc mis. Je suis parti sur "Pyrame et Thisbé", pour changer... Julien et moi traînions dans Sète, lui avec sa côte de maille sur la tête. Et puis, cette sérénade de Schubert, découverte dans un film de Kaurismaki. Après tout, une sérénade est une déclaration d'amour.
Ma Sérénade - HD - 11 mn - Réalisation : A. Moisescot - Avec J. Bleitrach, N. Beduneau, J. Antonelli, moi - Musique : différentes versions de la Sérénade D-957-4 de Schubert - Production le Coin Coin et Le Lieu Noir - 2011